Jean-Louis Masson, une autre idée de l’hypocrisie

juin 2nd, 2010

Jean-Louis Masson est, pour mes lecteurs qui en le connaîtrait pas, l’actuel sénateur de la Moselle. Il a fait énormément parler de lui ces dernières semaines à cause d’une proposition de loi des plus pittoresque, qui consisterai à obliger les blogueurs non professionnel à divulguer leurs informations personnelles (genre nom, prénom, adresse, numéro de téléphone), ceci par une modification de l’article 6 de la LCEN.

Bien évidement ce projet de loi n’aborde ni les moyens techniques censé contraire les internautes à si plier, ni les peines légales encourues si on s’y soustrait. Il est cependant intéressant de noter que cette proposition s’inscrit parfaitement dans la pensée actuelle de la génération de politique ploutocrates qui nous ont gratifié au fil des années de DADVSI et HADOPI (et qui prépare activement LOPSI). Encore une fois il s’agit de bêtement “appliquer” les principes en vigueur dans le monde physique sans tenir compte de la “dématérialisation” de l’Internet.

Alors que nous sommes dans une époque ou les services en ligne, notamment les réseau sociaux, n’ont que peu d’égard pour nos vie privée, et où la sauvegarde de son identité numérique devient un sujet de préoccupation flagrant, il est osé de proposer que l’on devrait divulguer ses informations personnelles au tout venant. Pas grave pour Jean-Louis Masson, qui visiblement est très au courant des usages de l’internet.

Bien entendu on pourrait “sans rentrer dans la technique ni quoi que ce soit” en appeler simplement au bon sens, qui nous dicte très clairement qu’il est illusoire de croire que la divulgation de ses coordonnées n’aboutira pas sur des cas nombreux et répété d’usurpation d’identité et d’harcèlement. Et pour ceux qui manque de bon sens, les récents cas de dérives comme celle qui consiste à faire l’amalgame entre espace privé et public du moment que l’espace est virtuel, sont des mises-en-garde cinglante. Bref, personnellement je ne suis pas près de publier mes coordonnées sur mon blog, même si le plus inconvenant que j’ai à montrer est la photo d’une jeune fille bondagé.

Ceci est d’autant plus vraie, que la politique du gouvernement actuel est clairement de museler systématiquement toute véillité démocratique et ceci de la manière la plus grossière qui soit (désolé mais effacer les commentaires sur waka c’est TRES flag… surtout que certains ont tout archivé).

Le plus ironique dans cette histoire, outre le fait que notre Jean-Louis Masson semble bien “déconnecté” de la réalité, c’est qu’il a lui même usé et abusé du droit d’anonymat dont il voudrait tant nous priver (tellement que certains se sont mobilisé pour faire une pétition). Et dans son cas il s’agissait de se débarrasser de ses ennemis politique par la diffamation et non de protéger sa vie privée.

Bref comme le dit korben (et ce sera le mot de la fin de ce post d’humeur) : une belle tête de vainqueur. Pas mieux.

La mauvaise foi incarnée

mai 11th, 2010

Récemment le rapporteur Frank Riester est passé dans l’émission “Revu et corrigé” de France 5. Le sujet était “Hadopi, un an après”, et dure près de 17 minutes. La vidéo est disponible sur le site de la quadrature du net ou sur Youtube.

Puisque l’internet est aussi un “formidable moyen d’expression” je me dois de réagir à ce discours dont le degré de mauvaise foi atteint des sommets.

- Argument 1 : “pour financer la création il faut télécharger légalement”

Cet argument massue est le leitmotiv de monsieur Riester, et il le répétera tout au long du sujet. Même si l’image est très évocatrice, est elle malheureusement fausse. Attention ne me faite pas dire ce que je n’ai pas dit, je suis parfaitement d’accord sur le principe qu’il faut rémunérer les créatifs, mais je constate que dans la réalité plupart des créatifs, qu’ils soient auteurs, acteurs ou chanteurs ne vivent pas ou seulement en partie de leur créations ou représentations.

Les “stars” qui gagnent des millions chaque année ne représente qu’un faible pourcentage des artistes. Dans la vie “vraie” ce que gagne un artiste c’est plutôt ceci, avouez que ca jette un froid. Donc a moins d’avoir une définition très restreinte d’artiste, qui exclu près de 90% d’entre eux, il est illusoire de croire qu’il y a une corrélation entre le salaire d’un artiste et son état d’artiste. Par conséquent, l’idée qu’un manque à gagner dans la vente de disque, par exemple, puisse empêcher la production artistique de musique est pour le moins étrange.

Le seul média où l’on pourrait raisonnablement arguer une relation de cause à effet entre manque à gagner et production est le cinéma, puisque évidemment les moyens nécessaire pour produire un film sont de loin bien plus important que ceux nécessaire pour produire une chanson ou écrire un livre.

Enfin pour achever de brosser un tableau complet de la situation, il est nécessaire de rappeler les récents scandale de la rémunération des dirigeants de la sacem qui fait réagir même notre léthargique classe politique. Bref l’assertion a “l’emporte-pièce” de monsieur Frank Riester sur le fait que “pour financer la création il faut télécharger légalement” n’est pas corroboré par les faits. La réalité c’est que la majorité de la création se fait sans financement, et qu’il n’y a que la diffusion de l’oeuvre qui réclame des moyens monétaire important. En conséquence de quoi le manque à gagner engendré par le téléchargement illégal pénalise plus les revenus des filières de diffusion (presseur, imprimeur, vendeur, publicitaire, majors) et les sociétés d’ayant-droit que les artistes.

- Argument 2 : “la loi n’a pas pour vocation de cibler une technologie mais contre la contrefaçon qui opère sur internet”

Cet argument est cité en réponse au caractère “désuet” d’Hapodi (qui ne vise que la surveillance des réseau de p2p) et me met passablement mal à l’aise. En effet le téléchargement illégal est assimilé à un cas de contrefaçon (et non pas de vol n’en déplaise à Luc Besson), et la contrefaçon est déjà traité dans le paragraphe L335-2 du code de la propriété intellectuelle français.

Nota bene : détail amusant, a 4 minutes 03, nous voyons très bien le logo Hadopi, ce même logo qui viole la “propriété intellectuelle” de France Télécom : plus d’info ici.

On peut par conséquent légitimement se poser la question de l’intérêt d’une législation supplémentaire.

- Argument 3 : “Hadopi a déjà modifié en bien les habitudes des internautes en créant un marché légal du téléchargement”

J’aimerai sincèrement croire ce chiffre de “24% de recette dont 50% pour le téléchargement légal”, mais je vois deux problèmes a cette assertion : primo d’où sortent ces chiffres ? secundo si c’est 50% pour le téléchargement légal c’est donc 50% pour de l’illégal, ce qui revient à dire qu’Hadopi n’a donc eu aucun effet, a moins de considérer que l’augmentation de 24% du téléchargement peu importe son caractère légal ou pas soit l’œuvre d’Hadopi. Bref jusqu’à preuve du contraire ces chiffres ne veulent strictement rien dire. Et même si en effet, l’Hadopi avait un effet positif sur le téléchargement légal, admettons-t-on, ce n’est pas quelques mp3 de plus vendu sur iTunes qui vont financer la création.

Nota bene : a 5 minutes 27 Riester fait vibrer la corde sensible du patriotisme via la très belle “exception culturelle française” qu’il convient de sauver de l’impérialisme (ricain bien entendu). Il est intéressant de noter que lorsque certains pan de la production culturelle sont en difficulté, exemple le jeu vidéo, “l’exception culturelle” est vite oublié, tandis qu’elle refait vaillement surface dans la bouche de nos politiques quand Universal doit sauvegarder ses intérêts.

- Argument 4 : “c’est un juge qui prononcera l’éventuelle sanction”

Si on en croit les objectifs annoncé par madame Christine Albanel lors du débat dans l’assemblée, l’Hadopi devrait être capable de prononcer 1000 décisions de suspension d’accès internet par jour. Avec les effectifs annoncé en terme de juge cela sous entend une décision rendue toute les 25 secondes. Il faut être idiot pour laisser sous-entendre que le rôle du juge dans cette histoire sera plus que la simple imposition d’un tampon et d’une signature, avalisant une décision déjà prise en amont. Monsieur Riester pratique donc un mensonge par omission, en laissant sous-entendre que la décision du juge sera individualisé selon les circonstances, et fera l’objet d’un débat contradictoire.

- Argument 5 : “faut arrêter avec les majors, derrière y a des hommes des femmes qui travaillent”

Certes monsieur Riester, comme dans TOUTES les entreprises. C’est le problème éternel de “la vitre que l’on brise”. Si un commerçant à une devanture, et que je brise sa vitre, je le force a acheter une nouvelle vitre, donc a faire travailler le vitrier du coin. Mais que ce serait-il passer si je n’avais pas brisé la vitre ? Peut être que le vitrier n’aurait pas fait un bon mois, mais que le professeur de danse de la petite fille du commerçant aurait elle fait un bon mois. L’argent du manque à gagner engendré par le téléchargement illégal, ne disparait pas par enchantement, il se trouve simplement dans d’autre poches. L’assertion que le téléchargement illégal pénalise la création d’emploi a mainte fois était cité et souvent avec des chiffres très fantaisiste, mais il est de par sa nature même fallacieux.

- Argument 6 : l’exception impossible de la copie privée

Il est intéressant de noter que monsieur Riester attire le débat sur la question de la copie privée, mais évite soigneusement de parler des problèmes que l’exercice de se droit pose. Il est nécessaire en préambule de rappeler que nous payons ce “droit” (bien que les juristes ergoteront en disant qu’il s’agit d’une autorisation et non d’un droit) via une taxe dite “redevance pour la copie privée”. Cette taxe qui existe depuis les années 70 (soit depuis l’époque où tout le monde pensait que l’invention de la cassette audio allait tuer l’industrie du disque) a été progressivement étendu à de plus en plus de support, et se retrouve aujourd’hui appliqué à tout support pouvant éventuellement contenir une copie d’une oeuvre, ce qui inclu clef usb et disque dur.

Hors en 2006 le gouvernement a promulgué la loi “Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information” (ou DADVSI), loi qui autorise l’usage de DRM afin d’empêcher la copie d’une oeuvre soumis au copyright, et puni son contournement (à l’exception du contournement pour cause d’interopérabilité). En pratique depuis DADVSI, nous payons un droit théorique, que nous ne pouvons plus exercer.

Gardons ceci à l’esprit et revenons au projet de loi Hadopi, en imaginant une situation hypothétique : je possède un CD DRMisé et je télécharge “illégalement” les mp3 de mon album. Suis-je dans l’illégalité, ou ne fais-je que trouver une solution de contournement pour exercer mon droit de copie privée ? Je vous laisse juge de la réponse, à la fois sous l’angle juridique et morale de cette situation imaginaire. Je me contenterai de signaler que personnellement je ne voit pas beaucoup de différence fonctionnelle entre le fait de copier un CD emprunté à la médiathèque, ce que l’exception pour la copie privée autorise, et le fait de télécharger “illégalement” les mp3 du dit CD, puisque dans les deux cas je m’acquitte bien, via l’achat du support servant à héberger la copie, de la redevance pour la copie privée.

- Argument 7 : “le relevé d’IP se fait par des agents assermentés, et par des protocoles validés par la CNIL”

Il intéressant de noter que la publication des décrets d’applications d’Hadopi est bloquée précisément par la CNIL qui ne sait pas quoi répondre. Monsieur Riester commet donc à nouveau un mensonge par omission en laissant sous-entendre que l’accord de la CNIL est obtenu alors que ce n’est pas encore le cas.

- Argument 8 : “la loi pourra punir le détenteur de l’accès internet s’il n’a pas prouver au juge qu’il n’a pas tout mis en oeuvre pour sécurisé son accès internet”

Cette phrase est très révélatrice de ce qu’est vraiment la loi Hadopi. Mais d’abord voyons comment interpréter, en pratique, cette phrase. Si mon IP a été “flashé” par la société “Trident Media Guard” sur un réseau de p2p (pour les naifs qui croient encore que les IP sont un identifiant “sûr” je recommande la lecture de ces deux articles ici et ), je devrait prouver au juge, le tout en 25 secondes, que j’ai bien tout “mis en oeuvre pour sécurisé mon accès internet” (ce qui est déjà un concept nébuleux pour moi) alors même que ce sympathique vieux monsieur bedonnant de 60 ans ne sait sans doute pas faire la différence entre une prise ethernet et une prise électrique.

Soyons réaliste : l’IP n’étant pas un identifiant fiable, la mise en application de sanction judiciaire aboutit à un renversement de causalité : c’est donc à vous accusé de prouver votre innocence. Hors si votre IP est rapporté par TMG vous n’avez aucun recours, car il n’existe aucun moyen technique de “sécurisé mon accès internet” quoique ceci veuille dire en réalité. Le seul moyen de se disculper, qui est prévu par la loi Hadopi, est le fameux “logiciel de sécurisation” dont l’existence relève du pur fantasme (a ce propos la réaction de négation de monsieur Riester, bien visible à la 15eme minute est très significative). Il semble pourtant que cette situation kafkaïenne n’empêchera pas l’application d’Hadopi.

Nota Bene : notez bien le point Godwin que monsieur Riester atteint à 17 minutes 16 secondes, en essayant de faire un amalgame entre liberté de circulation de l’information (aka neutralité des réseaux) et liberté de circulation des capitaux (aka libéralisme sauvage). Pour mes chers lecteurs il est peut être nécessaire de faire a mon tour usage d’un point godwin en vous apprenant que le rapporteur Riester pratique lui aussi les méthodes de délocalisation sauvage des “patrons voyou” dans sa circonscription.

Pour conclure je recommande la lecture de cet excellent article de owni.fr qui pose les VRAIES questions qu’amène la dématérialisation des biens culturels.

Ces derniers temps je vois orange…

avril 28th, 2010

Disclaimer : ceci est un post d’humeur

De manière générale je n’aime pas beaucoup France Télécom. Les raisons sont multiples, mais selon moi son existence même, sous sa forme actuelle, est déjà un point discutable. Qu’une entreprise privée possède un réseau en grande partie financé par l’état (donc l’impôt du contribuable) me met toujours mal à l’aise : question de principe. Mais passons.

Le vrai sujet de ce post coup de gueule, c’est bien la campagne publicitaire de France Télécom / Orange, qui fleurte allègrement avec le mauvais goût. Pour ceux qui ne visualise pas l’effet engendré, une analogie frappante serait si le gouvernement chinois placardé partout des affiches 4×3 proclamant “Qu’il y a la liberté, et la liberté enrichi” (sous entendu chez eux).

Pour l’anecdote, tout a commencé avec la publicité en “tag” intitulé “Libérer Internet”. La première fois que nous l’avons vu, ma copine et moi même, c’était en passant devant une boutique Orange. Sur le coup elle a bien cru pendant trois secondes qu’il s’agissait d’un vrai tag laissé par quelque geek désespéré, malheureuse victime d’un écrasement de ligne. Hélas, aucun CheGevera des réseaux, il s’agissait bien d’un simple autocollant tout ce qu’il y a de plus publicitaire. Quand à l’affiche reprenant le slogan avec en prime une livebox dessous, il a achevé de nous mettre dans un état de perplexité.

“Libérer Internet” ? Un drôle de concept quand on sait qu’Internet est déjà libre, et que s’il y a bien des gens qui veulent l’asservir, ce sont les gouvernements piloté en sous-main par les majors. Hors si j’ai bien entendu Iliad (cf. Free) et SFR gueuler lors du débat Hadopi (même s’il s’agissait plus de savoir qui paierai les frais engagés par les coupures de ligne que du non respect du sacro-saint devoir de neutralité) je n’ai pas souvenir d’avoir entendu quoique soit du côté d’Orange. Si on ajoute a cela la récente nomination de Christine Albanel comme chargé de communication chez France Télécom, alors on là on tombe carrément en plein cynisme.

“Libérer internet” c’est aussi un drôle de concept pour une entreprise qui propose des tarif plus élevés que tout les autres FAI, alors même que la situation de monopole quasi-absolu sur les boucles locales, lui assure une rentrée d’argent facile et continue. Et cette situation cocasse, n’est pas prêt de changer puisque FT est prêt à aller très loin pour conserver son rôle d’intermédiaire obligatoire entre opérateurs et clients. Le rejet systématique du FTTH, pour mettre en avant des solutions bâtarde genre FTTB (ou pire FTTC) où carrément rétrograde (augmentation des débits du bon vieux ADSL des familles) montrent bien quelles sont les priorités de l’opérateur historique.

Enfin “libérer internet” c’est un drôle de concept, quand on a pris l’habitude de massacrer les ROM Android des téléphones en enlevant Gmail, histoire que le gentil pigeon client utilise l’appli eMail et fasse donc de l’IMAP (donc du hors-forfait parce que tu as pas l’option payante “mail” qui va bien). En fait c’est ca le secret, chez Orange on veut bien “Libérer Internet” mais juste sur les ports 80 et 443 parce qu’après on est trop fatigué. Anéfé.

[Reminder] Flashage d’un HTC Magic en Cyanogen

avril 18th, 2010

État des lieux
Je possède un HTC Magic (alias Saphire) de chez SFR, en Android 1.6 (Donut). Le but des opérations suivantes est de mettre le téléphone en ROM Cyanogen (comme celui de coupine héhé).

Procédure d’installation Cyanogen

Le téléphone fourni par SFR ne possède pas, a contrario de ceux de chez Orange ou de T-mobile, un SPL bridé. Il n’est donc pas nécessaire de downgrader en 1.5 pour tirer partie d’une faille de sécurité afin de flasher le SPL. On peut donc directement passer à l’installation de la ROM Cyanogen. On réalisera quand même, par mesure de sécurité, un nandroid backup avant de changer la ROM.

Téléchargement des fichiers utiles

Nous allons avoir besoin, outre d’un ordinateur avec un sdk android installé, de :

  • l’utilitaire fastboot
  • le dernier recovery d’Amon-RA, à télécharger ici, faire bien attention de prendre la version pour la version Google-branded du téléphone (PVT32B)
  • la ROM HTC Defanged DRC83 à télécharger ici
  • la dernière ROM stable de Cyanogen à voir ici

Le mode fastboot

Pour ce flashage tout en vitesse, nous allons intensivement utiliser le mode fastboot. Ce mode permet d’uploader sur le téléphone, via usb, une image de boot modifié. La méthode est simple : éteindre le téléphone, le rallumer en maintenant les touches Retour + Power. Le téléphone se met en mode fastboot. Il n’y a plus qu’a injecter l’image de boot depuis le PC via un petit :

root@gally:/opt/android-sdk-linux/tools# ./fastboot-linux-i386 boot boot.img

Installation de la rom cyanogen

Voici les procédures à suivre :

  • On boot en fastboot sur le recovery
  • On fait un nandroid backup
  • On redémarre normalement le téléphone et on récupère le backup qui se trouve sur la sdcard
  • On éteint le téléphone, et on boot en fastboot. On partitionne la sd card (Swap : 64Mo, Ext2 : 512Mo, le reste en fat32)
  • On redémarre normalement et on met les trois fichiers suivants sur la partition fat32 : la ROM Cyanogen, la ROM HTC Defanged DRC83, et le recovery
  • On éteint le téléphone, et on boot en fastboot. On fait wipe (data/factory reset).
  • On fait un “apply any zip from sdcard”, et on sélectionne la ROM HTC Defanged DRC83. Une fois fait (et SANS rebooter surtout) on refait “apply any zip from sdcard”, et on sélectionne la ROM Cyanogen. Quand on obtient le message “Install from sd card complete” et prend l’option “Reboot system now” et on attend.

Le premier boot est très long (5 à 6 minutes). Donc ne surtout pas s’inquiéter, il faut juste attendre. Une fois que vous voyez le logo bleu de la Cyanogen, c’est gagné. Un fois que la ROM a booter, on va installer de manière permanente le recovery Amon-RA.

root@gally:/opt/android-sdk-linux/tools# ./adb shell
$su
# mount -a
# flash_image recovery /sdcard/recovery-RA-sapphire-v1.6.2H.img

On peut ensuite virer les fichiers de la sdcard, et c’est fini. Maintenant reste plus qu’a tout configurer.

[Reminder] Flashage d’un HTC Dream en Cyanogen

avril 18th, 2010

Etat des lieux
J’ai acheter un HTC Dream sur ebay pour coupine. Il s’avère qu’il s’agit du modèle vendu par Orange. Le téléphone est en version Android 1.5 (Cupcake) build 1.86-Orange. Le but des opérations suivantes est de mettre le téléphone en ROM Cyanogen.

Procédure d’installation Cyanogen
Pour pouvoir installer la ROM Cyanogen il faut pouvoir modifier le recovery. Pour pouvoir modifier le recovery, il faut être root. A défaut, il suffirait de pouvoir booter en flashboot, mais évidemment Orange a fait sauter le mode flashboot. Et pour compliquer encore un peu plus le jeu, le SPL de chez Orange, empêche aussi de changer la ROM. En résumé il va falloir : changer le SPL, downgrader vers une ROM comportant un bug utilisable pour devenir root, changer le recovery, et seulement ensuite changer la ROM. Nous allons donc :

  • Downgrader de la version 1.86 Orange à 1.1 Orange
  • Rooter la version 1.1
  • Installer la ROM Cyanogen proprement dit

Downgrade Orange 1.86 vers 1.1

Cette section est l’adaptation du post suivant.

Nous allons faire une opération très dangereuse : remplacer le SPL d’Orange (1.33.0010) par le SPL Haykuro’s (1.33.2005) aussi connu sous le nom de Danger SPL. Attention : la radio doit être en version 2.22.19.26, si ce n’est pas le cas il y a un risque de bricage !! De toute manière, vous devriez être en radio 2.22.19.26 car la ROM Orange 1.86 installe cette version du radio.

NB : les ROM opérateurs sont des ROM “complètes” (ou firmware) c’est à dire qu’elle change aussi la radio, le SPL et le recovery en plus de l’OS.

  • Sur votre ordinateur téléchargez le SPL(1.33.2005) et le mettre à la racine de la sdcard. Le renommer en update.zip
  • Mettre la sdcard dans le téléphone

Maintenant il faut flasher le SPL. Mais comment faire ? Nous allons changer le recovery de la ROM Orange par celui de la ROM Cyanogen grâce à un petit utilitaire très pratique : flashrec !

  • Télécharger le apk de flashrec v1.1.2
  • Faite un coup de “adb install flashrec”

Une fois installée sur votre tél, ouvrez l’application “recovery flash”. Cliquez sur “download recovery image”. Le download terminé, cliquez sur “backup recovery image” puis cliquer sur “flash recovery image”. Normalement le recovery vient d’être changer par le recovery cyanogen qui va bien.

Éteindre le téléphone, et rallumez le en mode recovery (bouton home + bouton on). Si vous vous retrouvez sur le recovery cyanogen c’est bon. Choisissez le deuxième choix “apply any zip” puis “update.zip” (bouton +/- pour se déplacer, valider avec le trackball, pressez home pour les confirmations). Une fois fait, le téléphone va rebooter, et faire effectivement le flashage du SPL. Une fois fini il retournera en mode recovery. Maitenant viens l’heure de vérité : rebooter le téléphone, il devrait booter sur la rom Orange 1.86 comme avant. Si oui bravo, vous avez changé le SPL.

Maintenant nous devons installer la ROM Orange 1.1 seulement voila, nous ne le pouvons pas encore, car nous avons besoin d’un SPL compatible (hboot 0.95.000). Nous allons donc installer le firmware RC7 de chez T-Mobile.

Copier le firmware sur la sdcard, le renommer en DREAIMG.NBH. Éteindre le téléphone et le rallumer en mode fastboot (bouton photo+bouton on). Demander la mise à jour (downgrade en RC7) et validez en appuyant sur le trackball. Le téléphone vous demande de rebooter (validez cette demande) et va effectuer l’installation du firmware. Normalement le téléphone reboot et vous êtes alors en ROM T-Mobile. Le léger hic c’est que cette ROM sans sim de T-Mobile refuse de vous laisser la main. Bref on va la dégager maintenant que l’on a un SPL bien propre.

Télécharger la ROM Orange 1.1. Décompressez et mettez le DREAIMG.nbh a la racine de la sdcard. Mettre la sdcard dans le téléphone et allumer le téléphone en fastboot (bouton photo+bouton on). Vous allez vous retrouvez sur un vieux SPL (0.95.0000), au look un peu particulier (très multicolor, d’où le nom de ‘rambow screen’ donné sur les forums de xda). Le look est différent mais le principe n’a pas changer d’un pouce. Démarrez la mise à jour, validez en appuyant sur power. Le téléphone redémarre et fait l’installation.

Une fois l’installation faite, votre téléphone va redémarrer sur la ROM Orange 1.1, vous constaterez que le SPL a changer (hboot 1.42.2000) la radio aussi. Rebooter et laisser le téléphone démarrer normalement : vous êtes en Android 1.1 dont on connait bien la frimousse. Bravo.

Rooter le téléphone

Nous allons maintenant acquérir les droit root en suivant la procédure suivante. L’astuce consiste a utiliser le mode “fastboot” qui va nous permettre de booter sur une image spéciale, monter le contenu de la nand, et créer un simple script shell qui va nous donner les droits root via ce bon vieux su. Il faut en premier télécharger le binaire de l’utilitaire fastboot et le mettre avec les autre utilitaire du sdk (adb, etc…). Il faut aussi téléchargez le boot.zip, qui est l’image de boot modifié.

On démarre ensuite le téléphone en mode fastboot (”touche Caméra” + Power). Les 3 petits android qui font du skate doivent s’afficher. Appuyer sur la “touche Retour” pour activer le mode Fastboot, et la touche “appeler” pour confirmer. Si c’est oké l’écran doit afficher FASTBOOT en blanc sur fond rouge. Puis faire :

root@gally:/opt/android-sdk-linux/tools# ./fastboot-linux-i386 devices
HT92MNG00175 fastboot
root@gally:/opt/android-sdk-linux/tools# ./fastboot-linux-i386 boot boot.img

La phase suivante consiste à lancer sur votre ordinateur la commande adb shell pour pouvoir accéder au contenu de votre appareil en mode ligne de commande. Une fois cette étape réalisée il suffit de lancer les commandes suivantes les unes derrière les autres :

mount -o remount,rw -t yaffs2 /dev/block/mtdblock3 /system
cd system
cd bin
cat sh > su
chmod 4755 su
exit

Et ça y est. Votre HTC Dream est rooté.

Installation de la rom cyanogen

Durant cette phase nous allons faire les choses suivantes : mettre a jour le radio avec la dernière version disponible, installer la rom de dev htc et par dessus la rom cyanogen. Nous allons utiliser une carte sd comportant une partition ext2 pour les applications.

Mais en premier nous devons télécharger :

Nota bene : on ne peut pas partitionner la carte via gparted. En effet on obtient une erreur “Error : Run nandroid-mobile.sh via console” lorsque on essaye de faire le nandroid backup.

Rebooter en recovery. Sélectionner “wipe data/factory reset”. Confirmer en pressant le bouton “home”. Puis revenir au menu principal du recovery. Maitenant commence le morceaux de bravoure.

Il faut impérativement suivre dans cette ordre les étapes !! :

  • Flasher avec le spl original Orange : dans le recovery prendre “flash zip from SD card” et sélectionner le fichier “update-spl-orange-signed.zip” puis rebooter pour compléter l’installation. Une fois fait la mention “formatting cache” devrait apparaitre et le téléphone doit retourner sur le recovery.
  • Flasher la radio : “flash zip from SD card” et sélectionner le fichier “ota-radio-2_22_19_26I.zip”. Le reste de la procédure est identique. Au reboot la mention “writing radio image” devrait apparaitre. Puis retour au recovery.
  • Flasher la rom de dev HTC+Cyanogen : “flash zip from SD card” et sélectionner le fichier “signed-dream_devphone_userdebug-ota-14721.zip”. Cette fois-ci le téléphone ne va pas rebooter. Une fois que le flash est fait SANS REBOOTER flasher avec la rom cyanogen (”flash zip from SD card” et sélectionner le fichier “update-cm-4.2.14.1-signed.zip”). Une fois que c’est terminé on peut rebooter.

Le premier démarrage de la cyanogen est assez long (5 à 6 minutes). Il ne faut pas s’inquiéter. Une fois que le logo bleu de Cyanogen apparait c’est gagné.

État final du téléphone

HBOOT 1.38.0000 (DREA20000)
CPLD-4
RADIO-2.22.19.26I

Liens utile

[Reminder] astuce de configuration ssh

avril 2nd, 2010

Voici quelques options pratiques à mettre dans son /etc/ssh/ssh_config :

  • ForwardAgent yes : active le forward agent, utile si vous utilisez une passphrase sur votre clef
  • HashKnownHosts yes : utilise le hashage (a faire avec un ssh-keygen -H) des noms d’hôtes dans le known_hosts, ce qui permet d’utiliser l’auto-complétion :o)
  • User toto : automatise le login en “toto” sur l’hôte distant plutôt que d’utiliser le nom du user local, évidement on peut overrider cette valeur en faisant tata@host comme avant

Scummvm DS

février 12th, 2010

Ma copine est fan de “point and click”, elle s’est donc tout naturellement ruer sur Runaway version DS. Ceci dit, le jeu est loin de la satisfaire, a commencer par la surbrillance des coins clickable qui donne l’impression d’une espèce de “point and clic pour les nuls”. Enfin bref, toujours est-il qu’elle rêvait de se refaire Day of Tentacle, la référence de sa jeunesse. Et bien c’est maintenant chose possible avec le portage de ScummVM sur DS.

Le projet date de 2007, mais avec la version 1.0 on atteint vraiment la maturité. L’installation est des plus simple pour vu que l’on est un linker compatible (au hasard SuperCard ou M4), la vitesse d’exécution tout à fait décente, y compris avec Sam and Max. Bref ScummVM version DS, c’est bon mangez-en. Reste plus qu’a attendre que l’intégration du moteur FreeSCI dans ScummVM soit effective, et on devrait dans pas trop longtemps retrouver SpaceQuest et LarrySuit. A dire vrai je ne désespère pas que l’on puisse jouer à Gabriel Knight Sins of The Father sur DS…. Là ce serait vraiment le pied absolu.

StarsWars Tonight

février 8th, 2010

Et encore une slave girl…. Ne pas oublier que dans les conventions de SF il y a un véritable culte autour des slave girls, et de leur metal bikini.

olivia-munn-leia.jpg

Modèle : Olivia Munn

iPad…. bof

février 1st, 2010

ipad-vs-kindle-vs-rock.jpgL’iPad est enfin sorti et bien entendu tout les apple-fan vous nous en faire un… bon vous avez compris. En tant que geek il est donc temps de rentrer ses antennes extra-sensorielles, de se boucher les oreilles, et de laisser passer la vague des veaux hurlants. Pourtant, je me sent obligé de réagir, ne serait-ce que pour expliquer le pourquoi de ma réaction à mes cher lecteurs. Donc cher lecteur, la raison est la suivante : iPad est sans intérêt, du moins techniquement parlant.

Comme d’habitude avec le marketing, on nous a annoncé une révolution, comme la plupart du temps au final nous avons n’importe quoi. Cette fois-ci le n’importe quoi c’est un gros ipod touch. Oh je vous rassure, ou plutôt je ne vous rassure pas : il est bien possible que ça se vendent quand même. L’iPod est un bel exemple, du pouvoir du marketing. Techniquement parlant le premier iPod n’avait rien d’intéressant : un lecteur mp3 a disque dur, Archos en faisait déjà plusieurs années avant. Et ce n’est pas le recours obligatoire a un logiciel tiers (comment ca c’est pas mass-storage ?) qui peut être considérer comme une avancée. Pourtant le marketing a fait d’un échec technologique, un succès commercial indéniable. J’aurais tendance a dire que l’iPad ne bénéficira pas de ce genre de succès, car le marché des tablets est quand même réduit, et que je vois mal l’iPad convaincre les gens “extérieur”à l’informatique (n’en déplaise a certains qui voit en lui un “eeepc pour les bourges”).

Pour moi le plus grave est que l’iPad n’est pourtant pas passé loin d’être le premier vrai eBook. Le eBook a un réel avenir grâce au écran en encre numérique, et ce n’est pas parce que le Kindle est trop limité que le concept est sans intérêt. Ne pas avoir équipé l’iPad d’un écran hybride tels que le Pixel Qi est une grosse erreur conceptuel. De là même façon ne pas fourni en plus du clavier virtuel, un OCR histoire d’utiliser la tablette avec un stylet comme un bloc note, est une autre erreur. Mais bon, un cadre photo 10 pouces pour bourges, ca peut se vendre…

StarsWars Tonight

janvier 25th, 2010

Ou comment trouver un prétexte pour mettre une photo de slave girl :oP
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